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Le chemin vers la sagesse est parsemé de pièges. Quand je suis installé confortablement dans ma maison, en paix avec moi, je trouve tellement simple d’être aussi en paix avec le monde. Je ne trouve plus de raison de me mettre en colère ou d’être agressive. Je trouve une justification pleine de compassion à tout ce qui serait susceptible de déclencher chez moi des foudres.
Je sors de chez moi, et au premier mot de travers de ma voisine, mon armée intérieure part en guerre. L’injustice devient ma justification. L’incompréhension des autres réveille mon guerrier de l’impossible. Cette guerre là n’est pas celle du guerrier de la lumière. Bien loin de ça. C’est une guerre intérieure qui vient détroner tous mes espoirs de paix et de sagesse.
Ce petit mot est pourtant si peu de chose face aux grands tourments des êtres humains. Rien ne doit justifier la colère et l’agressivité, donc mon petit mot de travers, ce petit grain de sable qui fait battre des montagnes me montre combien est bien loin de moi le chemin de la sagesse.
Chaque jour me font comprendre
Que si j’aspire à la Sagesse
Il n’est pourtant pas aisé d’entendre
Donc devant la difficulté, je cède à la paresse.
Mais quand on aime le Monde
On voudrait trouver le sens de la Vie
Une exigence de chaque seconde
Pour être sur un chemin que rien ne dévie.
Assise dans mon canapé douillet
J’aime la vie, j’aime les gens
Aucune peur ni haine ne viennent souiller
Mes plus grands et mes plus purs sentiments.
Je peux comprendre et accepter
Toutes les incompréhensions de la planète
Je me sens enfin prête pour tenter
Dans un amour et une compassion honnète.
Tout à cet état d’illumination
Je sors et rencontre ma voisine
Qui réponds à mon sourire par une agression
Balayant mes fraîches résolutions divines.
Monte alors en moi toute une armée
Surprise qu’elle soit là si vite
Mais bien décidée à me renfermer
Dans ma colère et sa panoplie de rites.
Ce n’était pourtant pas la guerre
Vraiment pas de quoi perdre mes marques
Ce type d’émotions se gèrent
Facilement sans que je m’embarque.
Se mettre à la place de l’autre
Le comprendre, l’aimer
C’est très facile quand je suis l’autre.
Dans l’adversité, il est difficile d’aimer !
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